Les déboires politiques du curé de Milton

par Mario Gendron dans Politique, Religion, Vie rurale | 13 commentaires

La mission de Sainte-Cécile a été fondée en 1846 et l’église actuelle construite entre 1859 et 1861. (©Photo: Chantal Lefebvre, 2007, SHHY)

« Le ciel est bleu et l’enfer est rouge ». C’est ce qu’on disait autrefois pour s’amuser du profond attachement de certains ecclésiastiques aux valeurs véhiculées par le parti conservateur (les bleus) et de leur antipathie envers le parti libéral (les rouges). Le zèle politique de certains de ces pasteurs les conduisait parfois à se prononcer en chaire sur des sujets qui ne relevaient en rien de leur ministère, contribuant ainsi à diviser plutôt qu’à rassembler la communauté des fidèles. Mais les excès politiques des prêtres donnaient rarement lieu à des récriminations de la part des paroissiens ou à des réprimandes de l’évêché. Or, en 1877, le curé de la paroisse Sainte-Cécile-de-Milton, Joseph Noiseux, apprendra à ses dépens ce qu’il peut en coûter de mêler religion et politique.

Au XIXe siècle, les catholiques des différentes paroisses de La Haute-Yamaska, sans être des insoumis, s’opposent plus souvent qu’on le croit à certaines directives de l’Église. Par exemple, la collecte de la dîme était l’occasion de fréquentes disputes entre le curé et ses ouailles et la construction des églises se soldait souvent par un bras de fer entre le clergé, l’évêque en tête, et les fabriciens, chargés d’administrer la paroisse. Mais plus rarement voyait-on des paroisses s’embraser pour des questions politico-religieuses.

La maison du Dr Gaucher. Le 368, rue Principale. (© Photo: Chantal Lefebvre, 2007, SHHY)

Lorsque Joseph Noiseux devient curé de Sainte-Cécile-de-Milton, en 1871, la paroisse compte 1 800 personnes et regroupe plus de 300 maisons. La plupart des habitants vivent de l’agriculture et des activités qui lui sont associées. Quant au village de Sainte-Cécile, il forme une ligne d’habitat qui comprend environ 25 édifices et résidences, où une centaine de personnes sont établies. En 1875, l’agglomération regroupe deux notaires, Charles et Louis Brin, un médecin, Alfred Gaucher, l’hôtel de Joseph Ménard, une fromagerie, une fabrique de voitures à chevaux, une boutique de forgeron et une petite fonderie, sans compter l’école et les églises catholique et protestante. Les maisons patrimoniales du docteur Gaucher et du cordonnier Jean-Baptiste Leclaire sont déjà construites; le presbytère catholique le sera en 1876 et la maison en pierre de Calixte Gaudette, en 1878.

Lucius S. Huntington député de Shefford et fondateur du journal Waterloo Advertiser. (Sketches of some early Shefford Pioneers, 1905, p. 6)

Au cours du printemps et de l’été 1877, animé par son attachement aux idées véhiculées par le parti conservateur, le curé Noiseux entreprend une croisade contre les libéraux de Saint-Hyacinthe et ceux de sa paroisse. À cette époque, deux groupes aux idées politiques diamétralement opposées s’affrontent au Québec. D’un côté, on trouve les ultramontains, associés aux conservateurs, des fondamentalistes catholiques qui recrutent de plus en plus d’adeptes chez le clergé et les habitants, et de l’autre, les rouges, dont Saint-Hyacinthe est l’un des châteaux forts, qui véhiculent des idées libérales et même anti-cléricales qui, elles aussi, ont une certaine résonance parmi la population. Au dire des curés de la Haute-Yamaska, ce sont ces libéraux qui alimentent l’animosité des francs tenanciers lorsqu’il s’agit de payer pour une nouvelle construction d’église ou de presbytère. Leur influence est d’autant plus pernicieuse que leur idéologie est partagée par plusieurs anglophones protestants du comté, dont Lucius Huntingdon, le député libéral du comté de Shefford à Ottawa.

Joseph Noiseux, curé de Sainte-Cécile de 1871 à 1885. (Sainte-Cécile-de-Milton 150 ans, 1846-1996, Coll. ELB, 1996, p. 37)

C’est du haut de la chaire de l’église Sainte-Cécile, un dimanche du printemps 1877, que le curé Noiseux enclenche les hostilités contre ses adversaires politiques. Bientôt, toutes les prédications dominicales du pasteur se transformeront en autant d’occasions de faire de la politique partisane. Un jour, son enthousiasme le conduit à affirmer que les libéraux n’étaient que des hypocrites qui, à la veille des élections et durant celles-ci, « faisaient des chemins de croix, allaient à confesse, obtenaient des billets de confession pour faire voir qu’ils étaient de bons catholiques », dans le seul but d’influencer les autres électeurs. Un autre jour, il lance que les catholiques du parti libéral seraient mieux de se faire protestants et que « l’enfer se réjouissait chaque fois qu’un catholique votait pour ce parti ». Quant à lui, le curé Noiseux se disait prêt à verser son propre sang pour le parti conservateur, et qu’en politique « il fallait choisir entre les dires du curé, de l’évêque et du Pape ou ceux des petits avocats libéraux de Saint-Hyacinthe».

Offusqués par de tels propos, certains libéraux de la paroisse décident, au début de l’automne 1877, de s’en référer à l’évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe, Mgr Moreau. À la tête d’un groupe de 26 personnes mécontentes, on trouve Pierre Morin, rentier et ancien marguillier, Théophile Brunelle, cultivateur, ancien conseiller municipal, commissaire d’école et ex-maire, Joseph Johnson, commerçant de bois et propriétaire de moulins, François Parent, cultivateur, Pierre Frédéric Morin, marchand, et Henri Gingras, propriétaire de moulins, « tous paroissiens Catholiques Romains de la paroisse Sainte-Cécile-de-Milton ».

Si la question semble trop sérieuse pour que l’évêque la passe sous silence, nul n’aurait pu prédire qu’il irait aussi loin que décréter la tenue d’une enquête canonique, « laquelle enquête se tiendra dans la sacristie de la dite paroisse et s’ouvrira dimanche le 7 octobre courant à la suite des vêpres ». Cette enquête, qui entendra des témoins, sera présidée par le Vicaire général, Joseph Alphonse Gravel, assisté de l’archidiacre du Chapitre, Alexis Bernard.

Comme prévu, les deux délégués ecclésiastiques se rendent à Milton le 7 octobre. Ils disent d’abord la messe du dimanche et lisent au prône la requête en nommant tous les noms qui y sont apposés. Après les vêpres, ils se transportent dans la sacristie et là, revêtus du surplis, ils conduisent l’enquête canonique et font comparaître les différents témoins après leur avoir fait prêter serment sur l’évangile. Sur les 26 signataires de la requête, neuf seulement osent se présenter devant les autorités religieuses. Certains de ceux qui refusent de témoigner allèguent qu’ils ont été trompés et la plupart des autres aimeraient mieux, semble-t-il, se faire oublier. En définitive, seuls les six leaders du groupe et trois autres signataires participent à l’enquête. Parmi ces derniers, un jeune cardeur de 22 ans, Adolphe Gingras, indique aux enquêteurs « qu’il a regret d’avoir donné son nom pour être apposé sur la requête et que s’il avait su que les choses iraient si loin, il n’aurait pas signé ». Quant aux huit autres déposants, ils maintiennent intégralement ce qu’ils avaient déjà affirmé.

Résidence de Calixte Gaudette, construite en 1878. Ce commerçant est l'un des signataires de la requête déposée en faveur du curé Noiseux. Le 234, rue Principale. (© Collection SHHY)

Les délégués ecclésiastiques ayant aussi le mandat d’entendre les témoins de la décharge, réunis en grand nombre, ils font prêter serment à une quarantaine d’individus qui déposent tous en faveur de leur curé. Aucun d’entre eux ne réfute le fait que le curé Noiseux ait parlé de politique au prône, insistant plutôt sur la mauvaise interprétation qu’auraient donnée les protestataires au discours politique de leur pasteur. Selon eux, celui-ci n’aurait pas parlé contre les libéraux de sa paroisse, mais bien contre le libéralisme en général et contre les libéraux d’Europe en particulier. Ils affirment, de plus, qu’ils sont satisfaits de leur curé et que toute cette contestation n’est que le résultat de l’amertume d’une poignée de mécontents. Deux semaines avant que l’enquête canonique s’enclenche, le curé Noiseux tenait des propos semblables dans une lettre à son évêque, lui écrivant que la plupart de ses détracteurs avaient des motifs bien particuliers de lui en vouloir. L’un d’entre eux, indique-t-il, « désire avoir licence pour vendre de la boisson et je m’y suis toujours opposé. Un autre qui voulait fournir mon bois de presbytère [la construction du presbytère a eu lieu l’année précédente] et m’ayant mal servi dès la première charge, j’ai acheté mon bois à un autre moulin. Un autre parce que je ne l’ai pas fait élire marguillier. Cinq jeunes gens que j’ai apostrophés une fois dans l’église à cause de leur dissipation et qui me trouvent trop sévère à l’égard des danses et des sorties seul à seul […] des vieillards qui m’aiment presque autant que le bon Dieu et qu’on avait fait signer sans doute en leur demandant s’ils étaient encore capables d’écrire leur nom ».

Le presbytère construit par le curé Noiseux, en 1876. (© Photo: Chantal Lefebvre, 2007, SHHY)

Une semaine après la tenue de l’enquête canonique et toujours en attente d’une décision, le curé de Sainte-Cécile écrit à nouveau à l’évêque Moreau en des termes qui indiquent à quel point il est bouleversé par toute cette affaire. « Cette enquête dont j’ai été l’objet est connue partout. Qui fera connaître au loin mon triomphe ? Je serai obligé de l’annoncer moi-même à mes confrères du loin que je visiterai, mais seront-ils obligés de me croire ? Non. Me croiront-ils ? Non. Ils attribueront ma non punition à votre excessive bonté, au besoin de sauvegarder la religion et pour longtemps, à leurs yeux, je demeurerai la bête noire. »

La décision de l’évêque Moreau tombe le 24 octobre 1877 et, comme prévu, le curé Noiseux est exonéré de tout blâme. Mais incorrigible, ce dernier n’hésitera pas à repartir en guerre en 1880 contre « la canaille libérale de Saint-Hyacinthe ».

Mario Gendron

© Société d’histoire de la Haute-Yamaska

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  1. Émile Roberge

    Très intéressant!
    Votre travail de recherche ne craint pas d’aborder « la petite histoire ».
    Elle est essentielle, car elle révèle le climat social de la grande histoire.
    Merci à vous et aux artisans et artisanes de notre société d’histoire.

  2. Roger Marcotte

    Merci grandement, c’était un article très intéressant.

  3. luc bernier

    M. Gendron,

    Il est fort intéressant de refaire ici contact avec un pan incontournable de notre histoire politico-religieuse.

    Comme à l’accoutumé, je saisirai cette occasion pour me replonger dans mes livres d’histoire et je tenterai de situer cet article dans le contexte plus large des luttes entre les ultramontains et les gallicans d’Europe.

    Pour le Québec et le Canada, il s’agira des luttes entre les ultramontains extrémistes et les modérés. Wilfrid Laurier, faisait partie du second groupe, Louis-Paul Tardivel du premier.

    Le Séminaire de St-Hyacinthe défendait, je crois, becs et ongles, la conception ultramontaine, laquelle reconnaissait l’ascendant de l’Église catholique sur la Société civile.

    Le curé de Milton avait probablement reçu sa formation à St-Hyacinthe.

    C’est quelque peu complexe mais je crois que j’y arriverai.

    À suivre…

  4. Luc R. Bouchard D.C. FICC

    Ave,

    La sagesse de Monseigneur Moreau lui aidera certainement
    à devenir Saint Zéphirin Moreau …

  5. luc bernier

    Cher M. Bouchard,

    Je ne suis pas sûr que l’Église catholique retienne la sagesse comme principal critère à considérer pour une canonisation !…

    Ceci étant dit, Mgr Moreau n’en n’avait pas moins une réputation de sainteté !… En tout cas, le Frère Urbain Beauvais f.m.s., maître des novices au noviciat des Frères Maristes à Saint-Hyacinthe, nous le présentait comme tel en 1965-67.

    Dans le cas qui nous occupe, il s’agirait plutôt de respecter les diktats du droit canon et en corrollaire, de continuer de défendre l’idéologie qui voulait que l’Église catholique ait préséance sur l’État, même dans les questions d’ordre civil.

    Ce qui se passe dans le diocèse de St-Hyacinthe trouve son origine en Europe, dans les luttes épiques entre l’Église catholique et l’État, chaque ordre de gouvernement voulant tout contrôler.

    Cette histoire a d’ailleurs commencé au Moyen Âge (cf. Martin Blais, « Sacré Moyen Âge »). J’y reviendrai dans un commentaire subséquent.

    Mgr Moreau n’avait pas vraiment le choix. Il devait appuyer son curé. L’ensemble des évêques du Québec n’aurait pas agi autrement. Ils se seraient fait taper sur les doigts par les archevêques ici, et la Curie romaine à Rome.

    Luc Bernier

  6. Jean-Pierre Forget

    Merçi Monsieur Gendron pour cet intéressant article.

    Au travers de la SHHY je profite de l’occasion pour saluer M. Émile Roberge que j’ai eu le privilège de côtoyer et d’apprécier dans un autre domaine.

    Aujourd’hui c’est dans le commentaire de M. Luc Bernier que se situe ma réplique.

    Il a écrit: <>

    Quoique nous sommes bien rendu en 2013, j’attends une réponse qui n’arrive toujours pas à une question pourtant très simple posée en 2011, qui dernièrement c’est retrouvé embourbée dans la même idéologie entre le rôle de l’Église et l’État.

    C’est comme si rien n’était changé au Québec depuis les années ’60. Ainsi va très très lentement l’histoire.

    Merçi de m’avoir lu.

  7. Jean-Pierre Forget

    Mes excuses à tous.

    C’est au troisième paragraphe du commentaire de M. Luc Bernier que je faisais référence. Vous comprendrez que je ne suis pas un pro de l’ordinateur, mais je suis présentement un cours pour m’améliorer.

  8. luc bernier

    M. Forget,

    Je ne reconnais pas la citation que vous m’attibuez. Pourriez-vous être plus précis sur le document auquel vous référez.

    Ce sera plus facile de commenterpar la suite.

    Luc Bernier

  9. Jean-Pierre Forget

    M. Bernier,

    Je me référais à ce paragraphe de votre commemtaire:

    -Dans le cas qui nous occupe, il s’agirait plutôt de respecter les dicktats du droit canon et en corrollaire (sic), de continuer de défendre l’idéologie qui voulait que l’Église catholique ait préséance sur l’État, même dans les questions d’ordre civil.-

    Ce n’était qu’un commentaire, je ne voudrais surtout pas en faire une longue polémique.

  10. luc bernier

    M. Forget,

    Je vous remercie de votre précision.

    Rappelez-vous que je parle de 1877.

    Pour ma référence à Martin Blais, elle est fiable, et vous pouvez y avoir accès sur Internet, gratuitement. C’est un grand spécialiste du Moyen Âge, il l’a enseigné des années à l’Université Laval.

    Pour la période couvrant la fin du XIXe siècle, il suffit d’aller sur Wikipedia à Ultramanontanisme/Québec.

    Bonnes lectures. Vous avez mon adresse Internet. N’hésitez pas à communiquer avec moi si le coeur vous en dit.

    Amicalement,

    Luc Bernier

  11. luc bernier

    J’ai croisé le nom du curé J. Veilleux parmi les membres du clergé du diocèse de Saint-Hyacinthe ayant assisté aus funérailles du curé Édouard-Joseph Crevier, à Marieville (Ste-Marie-de-Monnoir), le 27 janvier 1881. (Panégyrique de M. Thibault, 1881)

    Comme le curé Crevier était Vicaire Général, on l’a certainement consulté sur cette question de l’intervention du clergé en politique.

    J’en profite pour souligner l’immense contribution du curé Crevier en Éducation dans le diocèse de St-Hyacinthe. Il fut en effet le fondateur du Petit Séminaire de Ste-Marie de Monnoir (Marieville), en 1852, reconstruit en 1857. Cette institution jouiera d’une grande réputation. Plusieurs prêtres et professionnels, canadiens et américains, y compléteront des études commerciales et classiques, et en sortiront bilingues.

    Granby a reconnu l’oeuvre de Mgr Prince, premier évêque de St-Hyacinthe, en donnant son nom au premier collège classique qui y a été fondé.

    M. Crevier ne mériterait pas moins d’égards puisqu’il fut le fondateur-directeur du Petit Séminaire de Marieville et en assura la qualité de son enseignement et son essor.

    M. Thibault( Panégyrique) indique que M.Crevier était Vicaire Général en 1881.

    Luc Bernier.

  12. luc bernier

    Une vérification rapide m’a permis de confirmer que le curé Crevier a bel et bien été vicaire-général du diocèse de St-Hyacinthe et a réalisé une oeuvre considérable:

    Ordonné prêtre en 1825, Crevier est directeur et procureur du séminaire de Saint-Hyacinthe de 1825 à 1828, curé de Saint-Luc-sur-Richelieu de 1828 à 1832, de Saint-Hyacinthe de 1832 à 1852, et de Marieville de 1852 à 1877. Il est aussi vicaire-général du diocèse de Saint-Hyacinthe de 1852 à 1881. Il contribue à la fondation de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe et d’un petit séminaire, ainsi que d’un pensionnat et d’un hôpital à Marieville.

    Il est décédé à Marieville, le 22 janvier 1881.
    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=17388&type=pge

    Il mérite d’être rappelé à la mémoire collective.

    Luc Bernier

  13. luc bernier

    La lecture d’une biographie de Mgr Bourget, archevêque de Montréal, m’a grandement aidé à reconstituer le contexte dans lequel le curé de Milton évoluait.

    Selon le témoignage d’Ignazio PERSICO, capucin, curé de Sillery:

    « Trop d’évêques sont des partisans politiques passionnés… Plusieurs évêques se révèlent non seulement des hommes de parti, mais encore se portent aux extrêmes; et cela non pour défendre des valeurs religieuses mais simplement pour des motifs politiques ou personnels ».

    Il faut comprendre que Mgr Taschereau a des parents chez libéraux et fait la différence entre le libéralisme anticlérical d’Europe et celui du Canada français. Il finit par demander à ses prêtres de ne pas se mêler de politique.

    Mgr Bourget, au contraire, affirme de toute son autorité que tous ceux qui n’ont pas sa compréhension du rôle de l’Église sont dignes d’excommunication. En ce sens l’affaire Guibord, est significative. Il encourage donc l’intervention de ses prêtres en politique.

    Bien d’autres éléments mériteraient d’être soulignés, notamment la rivalité entre les archevêques de Québec et de Montréal.

    Je recommande donc la lecture de cette courte biographie de Mgr Bourget:

    http://www.biographi.ca/fr/bio/bourget_ignace_11E.html

    A mon avis, Mgr Bourget fut l’un des grands évêques du Québec et il est impressionnant de faire le compte de ses réalisations, au Québec et en Ontario ;diocèses (KIngston, Toronto, Bytown-Ottawa), écoles, hôpitaux…

    Nos valeurs actuelles le rendent cependant moins sympathique qu’il le fut pour un grand nombre de ses conntemporains. En fait, certains le considéraient comme un saint.

    Luc Bernier

Bienvenue à la Société d’histoire de la Haute-Yamaska.

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