Joseph-Hermas Leclerc et la pasteurisation du lait

 

Joseph-Hermas Leclerc

© Joseph-Hermas Leclerc, 1877-1945. (Fonds Les Laiteries Leclerc, SHHY)

Joseph-Hermas (J.-H.) Leclerc est une figure de proue de l’histoire régionale et granbyenne, comme le souligne la désignation d’une polyvalente à son nom, en 1972. Industriel, président de la commission scolaire de Granby (1923-1934), conseiller municipal (1925-1930), maire de Granby (1933-1939) et député fédéral de Shefford (1935-1945), l’homme semble avoir mené tous les combats. Or, la réalisation peut-être la plus importante qu’il ait accomplie n’est pas d’avoir été maire ou député, mais d’avoir introduit la pasteurisation du lait à Granby en 1920, contribuant ainsi à sauver la vie de nombreux enfants.

En investissant les villes et les villages, attirés par le développement industriel, les ruraux ont gardé l’habitude de boire beaucoup de lait, un aliment nourrissant et relativement bon marché. À Granby, l’approvisionnement de la population se fait par l’intermédiaire de plusieurs laitiers qui, pour la plupart, gardent leurs vaches dans les limites de la municipalité. Au début des années 1920, on compte 28 de ces laitiers dans la ville. Le plus important d’entre eux, Joseph St-Onge, de la rue Saint-Jacques, garde dix vaches et la plupart des autres, une ou deux. Quant à J.-H. Leclerc, qui opère la Crèmerie de Granby depuis 1915, il s’approvisionne auprès des cultivateurs de la campagne environnante.

La Crèmerie de Granby

La Crèmerie de Granby, rue Centre, 1915-1922. (Laiterie Leclerc limitée, 1957, Fonds Les Laiteries Leclerc)

Mais s’il est nourrissant et peu coûteux, le lait reste un produit dangereux qui, comme l’eau, favorise la propagation des maladies et contribue de manière significative au taux alarmant de mortalité infantile. Sur 100 enfants qui naissent à Granby en 1920, 16 mourront avant d’avoir atteint l’âge d’un an, de maladies infectieuses dans la plupart des cas. Ce taux de mortalité est inférieur à celui de Montréal, mais tout de même supérieur à celui de New York et de plusieurs autres villes dans le monde. À titre de comparaison, le taux de mortalité infantile actuel du Québec est 35 fois inférieur à ce qu’il était en 1920.

C’est depuis la fin du XIXe siècle que la municipalité de Granby légifère dans le but d’améliorer la salubrité du lait. Ainsi, à partir d’avril 1896, les laitiers qui desservent le village devront faire inspecter leurs vaches par un vétérinaire compétent, l’objectif principal de cette mesure étant d’identifier et d’écarter de la production les animaux porteurs de la tuberculose bovine, transmissible aux humains. En 1912, on oblige les propriétaires à fournir un certificat attestant la propreté de leur étable. D’autres règlements municipaux, adoptés entre 1921 et 1924 et en 1939, imposent des normes d’hygiène de plus en plus sévères. Les contrevenants restent néanmoins nombreux, comme E. Bérard qui, en décembre 1921, reçoit une amende de 10 $ et voit son permis révoqué pour avoir vendu, à Granby, du lait provenant de vaches ayant été examinées et déclarées tuberculeuses.

Laiterie de Granby

© Une voiture de livraison de la Laiterie de Granby, vers 1945. (Fonds Les Laiteries Leclerc, SHHY)

Aucun règlement municipal adopté avant la Deuxième Guerre mondiale n’impose la pasteurisation, qui est pourtant la seule méthode vraiment efficace d’assurer la salubrité du lait. L’inaction des autorités s’explique par une triple résistance des citoyens face à la mesure. Ainsi, certains s’opposent à la pasteurisation sous prétexte qu’elle diminue la valeur nutritive du lait — ce qui est faux —, d’autres indiquent qu’elle change le goût du lait — ce qui est vrai —, lui faisant perdre une saveur animale qui semble appréciée, et plusieurs s’y refusent au nom de la liberté d’entreprise. Seul J.-H. Leclerc aura le courage d’adopter la pasteurisation et d’accepter le risque financier associé à son introduction.

J.-H. Leclerc s’intéresse à l’industrie laitière depuis 1899. Avant de s’établir à Granby, en 1914, il exploite successivement des beurreries à Racine, Frost Village et Foster, période au cours de laquelle il remporte plusieurs prix pour la qualité de ses produits : la coupe pour le meilleur beurre à l’exposition canadienne nationale de 1908, la médaille d’or de l’exposition d’Ottawa en 1909, le premier prix à l’exposition de Saint-Jean (N.-B.) l’année suivante, ainsi que beaucoup d’autres diplômes, trophées et médailles.

C’est à l’automne 1914 que J.-H. Leclerc s’installe à Granby, où il construit la Crèmerie de Granby, dans la rue Centre, près de Principale. Le printemps suivant, il s’engage dans la vente de lait, de beurre et de crème et met sur pied un système de distribution moderne, comparable à celui des villes plus populeuses. En mai 1916, il achète un grand congélateur et enclenche la production de la crème glacée de marque Perfection, un produit qui allait faire la renommée de son entreprise. Dans les publicités qu’il fait paraître dans l’hebdomadaire local, le Granby Leader-Mail, J.-H. Leclerc insiste particulièrement sur les conditions d’hygiène strictes qui gouvernent ses opérations. Mais sans procéder à la pasteurisation, il ne peut garantir la salubrité du lait qu’il distribue, celui-ci ayant pu être contaminé par l’insouciance d’un de ses fournisseurs.

Publicité Laiterie de Granby

Publicité de la Laiterie de Granby parue dans le Granby Directory de 1930.

Contrairement à ce qu’on peut lire dans les Bâtisseurs de Granby, paru en 1959 à l’occasion du 100e anniversaire d’incorporation de la municipalité, ce n’est pas en 1915 que J.-H. Leclerc commence à pasteuriser son lait, mais bien en 1920, comme en font foi plusieurs articles du Leader-Mail. Dans l’un d’eux, paru en mars, l’entrepreneur explique longuement la procédure et les avantages de la pasteurisation, une découverte associée au nom de Louis Pasteur, mais dont l’application au lait revient à l’agrochimiste allemand Franz von Soxhlet (1848-1926), en 1886.   Après qu’on ait fait le constat que le lait est largement responsable du taux élevé de mortalité infantile dans les villes, J.-H. Leclerc explique comment l’application de deux procédés spécifiques, la clarification et la pasteurisation, enraye la propagation des maladies infectieuses.  Tandis que la clarification nettoie le lait de ses impuretés grâce à une technique qui s’apparente à la filtration de l’eau dans les aqueducs, la pasteurisation, qui consiste à chauffer le lait à 63 Celsius (145 Fahrenheit) pendant 20 minutes, puis à le refroidir rapidement et à le maintenir constamment à cette basse température, permet de détruire les bacilles de la tuberculose et de la diphtérie, la bactérie du choléra et beaucoup d’autres micro-organismes associés aux infections gastro-intestinales chez le nourrisson. Par la suite, le lait doit être embouteillé dans des contenants stérilisés.

La Laiterie de Granby

La Laiterie de Granby, rue Victoria, en 1935 (stationnement du Palace). (The Canadian Dairy and Ice Cream Journal, Toronto, July, 1935, p. 1)

Ayant gagné le pari de la pasteurisation, comme le montre l’augmentation rapide de sa clientèle, J.-H. Leclerc se voit dans l’obligation, dès 1921, de déménager ses opérations dans la rue Victoria, où il construit un édifice en brique de 15 X 21 mètres (50 X 70 pieds)  qu’il équipe des appareils de pasteurisation et de réfrigération à l’ammoniac les plus modernes. En juin 1922, il y installe même un compresseur actionné par un moteur à vapeur afin d’être en mesure d’assurer la réfrigération de ses produits advenant une panne de courant, comme cela arrive fréquemment à cette époque. Pour financer l’expansion de son entreprise, il la transforme en compagnie par actions; par la même occasion, il en change la raison sociale pour Laiterie de Granby. Des agrandissements à l’édifice original seront effectués en 1930 et en 1942.

Élu député de Shefford en 1935, J.-H. Leclerc continue à militer en faveur de la pasteurisation du lait sur la scène fédérale, ne ratant jamais une occasion de faire la promotion de la mesure lors de ses interventions à la Chambre des communes. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale s’enclenche, en 1939, il dirige toujours la seule laiterie de Granby à pasteuriser son lait.

Il n’est pas facile de quantifier l’impact de la pasteurisation du lait dans l’ensemble des mesures mises en place au cours des années 1920 pour contrer la mortalité infantile. À Granby, quoi qu’il en soit, le taux de décès des enfants de 0 à 1 an diminuera de moitié entre 1920 et 1930, passant de 16 % à 8 %. En pasteurisant son lait alors que personne n’osait le faire, J.-H. Leclerc a rendu un service inestimable à ses concitoyens et confirmé la place qu’il occupe sur la courte liste des bâtisseurs de Granby.

Mario Gendron

© Société d’histoire de la Haute-Yamaska

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Tancrède Boucher de Grosbois et l’instruction obligatoire

Le docteur Tancrède Boucher de Grosbois a représenté le comté de Shefford à Québec à deux reprises sous la bannière libérale, entre 1888-1892 et 1897-1903. À cette époque de remise en cause des relations entre l’Église et l’État, le travail accompli par le député de Grosbois illustre bien les espoirs de changements qu’entretient une partie de la bourgeoisie francophone du Québec.

Tancrède Boucher de Grosbois, député libéral de Shefford, 1888-1892, 1897-1903. Pierre-Georges Roy, La Législature de Québec, Bulletin des recherches historiques, Lévis, 1897, p. 99.

Né à Chambly en 1846, Tancrède Boucher de Grosbois est apparenté à la grande famille des Boucher, seigneurs de Boucherville. Il étudie d’abord au collège de Saint-Hyacinthe et ensuite à l’université McGill, où il est reçu médecin en 1868. Il exercera sa profession à Longueuil, Saint-Bruno, Chambly et Roxton Falls. Candidat libéral défait dans Chambly aux élections fédérales de 1872 et dans Shefford aux élections provinciales de 1881, il est finalement élu dans ce dernier comté en 1888.

L’action politique de Boucher de Grosbois, surtout celle qu’il exerce au cours de son deuxième mandat (1897-1903), souligne l’esprit de réforme qui prévaut au sein d’une certaine élite contre la prépondérance et l’immobilisme de l’Église en matière d’éducation. À l’avant-garde des événements, c’est de Grosbois qui posera le premier geste concret en vue de l’établissement, au Québec, de l’instruction obligatoire. Ainsi, le 5 mars 1901, il dépose à l’Assemblée législative un projet de loi « à l’effet d’assurer une meilleure assistance aux écoles publiques ». Selon les termes de ce projet de loi, les parents seraient obligés, sous peine d’amende, d’envoyer leurs enfants de 8 à 13 ans à l’école pour une durée d’au moins 16 semaines durant l’année scolaire, et ce, dans le respect des croyances religieuses des catholiques et des protestants. Mais le projet de loi sera rejeté par 55 voix contre 7, le principal argument des opposants étant qu’il attentait à la liberté des parents en matière d’éducation. Or, la véritable opposition au projet de loi du député de Shefford venait du clergé et de ses supporteurs qui y voyaient une tentative de laïcisation de l’école, une institution sous tutelle cléricale.

Au tournant du XXe siècle, selon l’Église, deux périls menacent la société canadienne-française : l’un est anglo-protestant et l’autre maçonnique. Or, le projet de loi proposé par le docteur Boucher de Grosbois était soutenu, entre autres partisans, par un groupe d`amis et collègues médecins de Montréal qui étaient soupçonnés d’avoir des accointances avec les franc-maçons de France, particulièrement avec un certain Louis Herbette, un sénateur radical, membre influent du conseil général de la Ligue française de l’enseignement qui avait fait la promotion de l’instruction publique obligatoire et de l’école laïque et républicaine. Mgr Bruchési, qui s’opposait officiellement à la scolarisation obligatoire des enfants « au nom de la puissance paternelle », craignait en réalité que le mouvement de laïcisation français ne prenne de l’ampleur et qu’il ne s’implante au Québec. Les appréhensions du prélat se confirmeront d’ailleurs en 1903, lorsque le docteur Émile Combes, ministre de l’Intérieur et des Cultes en France, fera interdire d’enseignement 54 congrégations masculines et, quelques mois plus tard, 80 congrégations féminines. Le Canada accueillera un grand nombre de ces laissés-pour-compte.

© En 1889, le Dr de Grosbois obtient du gouvernement provincial une subvention de 500$ pour la construction de l'école pour garçons de Waterloo, évaluée à 3 000$. Fonds R. Monnier, SHHY.

Le rejet du projet de loi de Boucher de Grosbois ne signifie pas pour autant la fin du débat sur l’instruction publique obligatoire, une certaine partie de la bourgeoisie francophone continuant à contester l’influence de l’Église en ce domaine. Mais l’évolution des mentalités ne sera pas assez rapide pour permettre au docteur Boucher de Grosbois d’assister à la réalisation de sa démarche éducative. Il décède à Montréal en 1926, alors que la loi sur l’instruction publique obligatoire au Québec ne sera adoptée qu’en 1943.

René Beaudin

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La maison Lamoureux-Bullock de Roxton Pond

Dans le cadre de sa série Beautés d’époque, consacrée aux maisons anciennes de la région et à ceux qui les conservent et les mettent en valeur, La Voix de l’Est du mercredi 30 juin nous présentait la maison Bullock, de Roxton Pond. En complément d’information sur cette magnifique résidence patrimoniale, il nous fait plaisir d’offrir à nos lecteurs et lectrices le texte qui lui est consacré dans l’Étude du patrimoine rural de la Haute-Yamaska, publiée par la SHHY en 2007.

William Stephen Bullock devant sa résidence de Roxton Pond. Coll. Brome County Historical Society.

© William Stephen Bullock devant sa résidence de Roxton Pond, vers 1910. Coll. Brome County Historical Society.

Selon toute apparence, la maison que l’on désigne souvent d’après le nom de son plus célèbre habitant, William Stephen Bullock, n’aurait pas été construite par ce dernier, mais bien par l’enseignant François Gaius Lamoureux peu après l’achat d’un terrain, en 1893. Âgé de quarante-deux ans au recensement de 1901, ce dernier, de religion baptiste, habite avec sa mère. En 1908, William Bullock, alors gérant de la Stanley Tools , achète la propriété pour 1 500 $. L’homme est une figure marquante de l’histoire de Roxton Pond.

William Stephen Bullock est né à Roxton Pond le 3 août 1865 de l’union de William H. Bullock et de Hannah Chartier. Après des études à l’Institut Feller de la Grande Ligne, à Saint-Blaise, et à l’école normale de l’université McGill, il s’inscrit au Theological College de Newton, au Massachusetts. Il est ordonné ministre baptiste en février 1892. Deux ans auparavant, il avait épousé Ellen Évangéline Therrien, de Montréal. Le couple aura quatre enfants. D’abord pasteur à Boston, Ottawa et Maskinongé, William Stephen Bullock revient prêcher dans son village natal en 1897, une fonction qui l’accapare jusqu’en 1907.

En 1904, William Stephen Bullock commence la construction d’une usine en bois de deux étages et enclenche la fabrication d’outils de menuiserie sur une grande échelle, puis, quelques années plus tard, en manque de capitaux pour étendre les opérations de son usine, il décide de former la compagnie Roxton Tool & Mill. Finalement, il vendra l’entreprise, en 1907, à la compagnie Stanley Rule & Level du Connecticut et en occupera la gérance.

En 1912, Bullock se fait élire député libéral de Shefford à l’Assemblée nationale. Il est réélu en 1916, 1919, 1923 et 1927, dont deux fois par acclamation. En raison de sa longue feuille de route politique, on le nomme membre du Conseil législatif en août 1931, poste qu’il conserve jusqu’à son décès, survenu en novembre 1936. Au cours de sa longue carrière, William Stephen Bullock a aussi été membre durant plus de vingt-cinq ans du Conseil protestant de l’éducation de la province de Québec. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a réussi à fonder l’école protestante consolidée du village, en 1926.

La foule, nombreuse, et la liste des personnalités qui assistent à l’enterrement de William Stephen Bullock sont à la mesure de l’homme et de sa carrière. Parmi les invités les plus connus, on trouve tous les députés actifs et retraités du comté de Shefford, tant au fédéral qu’au provincial ; plusieurs membres du Conseil législatif de la province de Québec, Camillien Houde, le futur maire de Montréal ; J. H. Leclerc, le maire de Granby, sans compter un grand nombre d’industriels et de commerçants de toute la région.

En 1950, la propriété de la famille Bullock est vendue à Freddy Cloutier pour 9 000 $. Ce dernier devient ainsi propriétaire de l’une des résidences dont la valeur architecturale autant que l’importance historique en font un des hauts lieux du patrimoine roxtonnais.

Johanne Rochon

Description architecturale

Située en retrait de la voie de circulation, au sommet d’une faible dénivellation, la maison Lamoureux-Bullock constitue l’un des exemples les plus pertinents pour illustrer l’éclectisme victorien, qui se caractérise par l’amalgame de diverses influences stylistiques dans une même construction. Certains éléments architecturaux, qui présentent des caractéristiques similaires à certaines constructions résidentielles bâties vers les même années dans la municipalité de Roxton Pond, laissent présager que cette résidence s’apparentait à l’origine au modèle Four Square, caractérisé par son volume cubique s’élevant sur deux étages, coiffé d’une toiture en pavillon tronqué. À l’image de la maison Chicoine, située au 943, rue Principale et construite vers les années 1885, une vaste galerie couverte, ceinturant la façade et le côté droit, et surmontée sur la devanture d’un balcon recouvert, devait originellement compléter l’ensemble.

© Aujourd'hui, la maison est la propriété d'Edmond Bastien et André Millette. Photo: Chantal Lefebvre, 2006.

Lors de l’acquisition de la propriété par William Stephen Bullock en 1908, ce dernier aurait fort probablement décidé de procéder à des travaux de restauration afin d’agrandir la demeure et de la mettre au goût du jour. Cette recherche de confort, associée à une certaine volonté de se distinguer des constructions avoisinantes, se traduit dans l’esprit de l’éclectisme victorien par l’emprunt et la superposition, sur une structure déjà existante, d’éléments appartenant à un ou plusieurs styles différents. Ces modifications se traduiront entre autres par une complexification des volumes, visible notamment dans l’ajout, sur le côté droit de la résidence, d’une aile s’élevant sur deux étages et demi, coiffée d’une toiture à deux versants en « tôle à baguettes ». L’attention portée au décor des planches cornières accentuant les angles de la résidence, l’insertion d’une large lucarne-pignon, disposée au centre de la façade, ainsi que l’ajout d’une série de colonnes reposant sur de larges piliers, sont tous des éléments qui dénotent l’influence du style néoclassique.

La fenêtre palladienne ornant le centre de la lucarne-pignon, composée d’une fenêtre centrale en hémicycle encadrée de deux fenêtres rectangulaires, a pour sa part été ajoutée par les propriétaires actuels, au cours des dernières années.

Chantal Lefebvre

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