<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Société d&#039;histoire de la Haute-Yamaska &#187; Algonquin</title>
	<atom:link href="http://www.shhy.info/tag/algonquin/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.shhy.info</link>
	<description>Histoire - Service d&#039;archives privées agréé - Préservation du patrimoine</description>
	<lastBuildDate>Mon, 30 Jan 2012 15:36:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.3</generator>
		<item>
		<title>Présence amérindienne en région</title>
		<link>http://www.shhy.info/amerindien/presence-amerindienne-en-haute-yamaska?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=presence-amerindienne-en-haute-yamaska</link>
		<comments>http://www.shhy.info/amerindien/presence-amerindienne-en-haute-yamaska#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 May 2010 20:14:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mario Gendron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérindien]]></category>
		<category><![CDATA[Abénakis]]></category>
		<category><![CDATA[Algonquin]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[rivière Yamaska]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.shhy.info/?p=716</guid>
		<description><![CDATA[Des fouilles archéologiques, enclenchées au début des années 1990 par une équipe de l’Université de Montréal, ont permis de localiser plusieurs sites amérindiens dans les bassins des principales rivières de la région. Ainsi, sur les 18 sites archéologiques découverts par les chercheurs, 14 sont situés dans le bassin de la rivière aux Brochets, trois dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des fouilles archéologiques, enclenchées au début des années 1990 par une équipe de l’Université de Montréal, ont permis de localiser plusieurs sites amérindiens dans les bassins des principales rivières de la région. Ainsi, sur les 18 sites archéologiques découverts par les chercheurs, 14 sont situés dans le bassin de la rivière aux Brochets, trois dans celui de la rivière Yamaska et un près de la  rivière Missisquoi. Or, <strong>la découverte récente par le biologiste Alain Mochon d’un fragment de vase amérindien sur les rives de la Yamaska centre</strong>, près de Bromont, permettra d’en ajouter un dix-neuvième à la liste.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_719" class="wp-caption alignleft" style="width: 131px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/PoteriesDuSylvicole.jpg" target="_blank"><img class="size-full wp-image-719    " title="Poteries du Sylvicole" src="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/PoteriesDuSylvicole.jpg" alt="Poteries du Sylvicole" width="121" height="806" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">© Évolution de la forme et de la décoration des poteries du Sylvicole.•</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le plus vieil indice d’une présence humaine sur le territoire régional date de 5000 ans avant aujourd’hui; il provient du site Gasser, localisé aux premières chutes de la rivière aux Brochets. D’autres sites, datant cette fois de 4 000 ans, ont été mis au jour dans les bassins des rivières aux Brochets et Yamaska Sud. Les occupants de ces lieux étaient des Amérindiens nomades. Entretenant le commerce avec d’autres groupes de l’État de New York, ils venaient dans la région pour pratiquer leurs activités de chasse et de pêche : objets, individus, informations et modes circulaient dans ce vaste réseau d’échanges.</p>
<p style="text-align: justify;">La période archéologique du Sylvicole, qui va de 3 000 ans avant aujourd’hui à l’arrivée de Jacques Cartier, en 1534, est marquée par l’apparition de la poterie. À la fin de cette période, entre l’an 1000 et 1534, certaines bandes nomades adoptent un mode de vie plus sédentaire et fréquentent assidûment le territoire régional. Comme on n’a trouvé aucun village ni aucune trace d’agriculture sur les neuf sites relatifs à cette période, tout laisse croire que la région faisait partie de l’aire d’exploitation d’une communauté iroquoienne établie dans la vallée du Richelieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques siècles avant l’arrivée des Européens, les Iroquoiens partagent les ressources du territoire avec les tribus algonquiennes. Lorsque les premiers Iroquoiens disparaissent de la vallée du Saint-Laurent à la fin du XVI<sup>e</sup> siècle, notre région est intégrée aux territoires de chasse des Abénakis de l’Ouest. L’axe nord-sud formé par la rivière Richelieu et le lac Champlain délimite alors les deux grands ensembles culturels du Nord-Est américain : du côté est du Richelieu se retrouvent les Algonquiens (Abénakis) et, du côté ouest, les populations iroquoiennes.</p>
<p style="text-align: justify;">[Ce texte est une version remaniée de celui paru dans Mario Gendron et al.,  <em>Histoire du Piémont-des-Appalaches</em>, Québec, Les presses de l’Université Laval, 1999, p. 56-59.]</p>
<p style="text-align: justify;">• Source de l&#8217;illustration: Claude Chapdelaine, <em>En remontant la rivière aux Brochets : cinq mille ans d&#8217;histoire amérindienne dans Brome-Missisquoi</em>, Bedford, MRC de Brome-Missisquoi, 1996, p. 15</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.shhy.info/amerindien/presence-amerindienne-en-haute-yamaska/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une découverte archéologique importante en haute Yamaska</title>
		<link>http://www.shhy.info/amerindien/decouverte-archeologique-en-haute-yamaska?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=decouverte-archeologique-en-haute-yamaska</link>
		<comments>http://www.shhy.info/amerindien/decouverte-archeologique-en-haute-yamaska#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 19:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Mochon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérindien]]></category>
		<category><![CDATA[Abénakis]]></category>
		<category><![CDATA[Algonquin]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Iroquois]]></category>
		<category><![CDATA[poterie]]></category>
		<category><![CDATA[rivière Yamaska]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.shhy.info/?p=450</guid>
		<description><![CDATA[Le fragment de bord de vase trouvé sur le lit de la rivière Yamaska peut par son parement typique être clairement affilié à la grande famille linguistique des Iroquoiens du Saint-Laurent.

La présence amérindienne dans la région de la haute Yamaska est très peu documentée en termes d’artefacts. L’état des connaissances suggère que le territoire a servi de zone de passage et de refuge dans un contexte d’utilisation extensive des ressources. La découverte inusitée de ce fragment de bord de vase s’ajoute à seulement trois autres sites connus dans le haut bassin de la rivière Yamaska, situés entre Farnham et Adamsville.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est une excursion en canot sur la <strong>rivière Yamaska</strong>, faite pour le simple plaisir d’observer l’éveil printanier de la nature et d’apprécier de visu l’état des bandes végétales riveraines, qui est le point de départ de ce qui allait devenir un voyage temporel. Bref, un contexte banal ne permettant en rien de présager que cette journée du 13 avril 2009 allait devenir mémorable.</p>
<div id="attachment_452" class="wp-caption alignright" style="width: 184px"><a href="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/YamaskaAlainMochon.jpg" target="_blank"><img class="size-full wp-image-452    " title="Rivière Yamaska Centre. " src="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/YamaskaAlainMochon.jpg" alt="Rivière Yamaska Centre à Bromont" width="174" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">© À l’endroit où le fragment de vase a été découvert, la rivière décrit un parcours complexe de méandres dans une plaine alluviale luxuriante. Photo: Alain Mochon. </p></div>
<p style="text-align: justify;">À peine amorcée à partir du pont de la rue Shefford à <strong>Bromont</strong>, la descente en canot solo devient vite sereine au fur et à mesure que la rivière ralentit son cours, puis décrit paresseusement une succession de méandres impromptus. En accostant l’embarcation près d’une rive concave, afin d’y récolter les coquilles de moules et en déterminer les espèces, un objet « quelconque » apparaît distinctivement sur le lit graveleux de la rivière, à quelques décimètres sous la surface de l’eau. À son emplacement d’origine, l’objet en question n’offre aucun autre indice particulier que sa géométrie angulaire.</p>
<p style="text-align: justify;">En retirant l’objet du fond de l’eau, sa face inverse révèle alors un ensemble de motifs inusités, un rebord lisse avec une courbure laissant entrevoir la bordure de ce qui pouvait être un vase. S’agissait-il d’un véritable<strong> tesson de poterie amérindienne?</strong> Dans le doute, des photographies du fragment et de son environnement sont prises, de même que les coordonnées géographiques du lieu de prélèvement.</p>
<div id="attachment_453" class="wp-caption alignright" style="width: 280px"><a href="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/TessonAlainMochon.jpg" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-453     " title="Tesson de poterie " src="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/TessonAlainMochon-300x224.jpg" alt="Amérindiens en haute Yamaska" width="270" height="202" /></a><p class="wp-caption-text">© Le fragment de vase  peut être clairement affilié à la grande famille  linguistique des  Iroquoïens du  Saint-Laurent. Photo: Alain Mochon.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Au retour de l’excursion, une série d’échanges courriels, avec photographies à l’appui, s’engage par l’intermédiaire du personnel des parcs nationaux du Québec. L’objectif : obtenir le diagnostic d’un <strong>professionnel de l’archéologie</strong>. Quelques jours plus tard, il se confirme que le fragment anodin constitue bel et bien une trouvaille remarquable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les fragments de poteries (tessons de corps ou de bord de vases) constituent de véritables fenêtres ouvertes sur le mode de vie des premiers occupants du territoire.</strong> L’avènement de la poterie, développée à des fins de stockage et d’entreposage de la nourriture, marque la période préhistorique du Sylvicole, comme mentionné précédemment. Grâce à leur aspect général et aux motifs qu’ils portent, qui ont évolué à travers les trois millénaires que couvre cette période temporelle, les fragments de vases révèlent une signature toute particulière que les archéologues peuvent associer à une culture matérielle donnée. C’est ainsi que le fragment de bord de vase trouvé sur le lit de la rivière Yamaska peut par son parement typique être clairement affilié à la grande famille linguistique des <strong>Iroquoiens du Saint-Laurent</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>présence amérindienne</strong> dans la région de la haute Yamaska est très peu documentée en termes d’artefacts. L’état des connaissances suggère que le territoire a servi de zone de passage et de refuge dans un contexte d’utilisation extensive des ressources. La découverte inusitée de ce fragment de bord de vase s’ajoute à seulement trois autres sites connus dans le haut bassin de la rivière Yamaska, situés entre Farnham et Adamsville.</p>
<div id="attachment_469" class="wp-caption alignright" style="width: 290px"><a href="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/TessonAlainMochonRolandTremblay.jpg" target="_blank"><img class="size-full wp-image-469 " title="Tesson de  vase" src="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/TessonAlainMochonRolandTremblay.jpg" alt="" width="280" height="211" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">© La  courbure  du  tesson  de  bord  permet  de   déterminer  une  circonférence  d’ouverture  du  vase  de  70 cm,  soit   approximativement  22 cm  de  diamètre.  Le  tesson  a  été  enregistré   formellement  au  MCCCFQ et au sein de  la banque de données de   l’Inventaire des sites  archéologiques du Québec. Photo : Roland  Tremblay </dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Selon Roland Tremblay, archéologue émérite, le fragment daterait entre <strong>1 350 et 1 580 ans de notre ère</strong> et serait donc antérieur à l’arrivée des Européens en région. Il est fort possible que les Iroquoiens aient eux-mêmes été impliqués dans le transport sur place de cette pièce, rendant ainsi plausible l’hypothèse d’une présence iroquoienne aussi loin dans le haut bassin de la rivière Yamaska. À l’endroit où le fragment de vase a été découvert, la rivière décrit un parcours complexe de méandres dans une plaine alluviale luxuriante. Cet environnement riche devait offrir des ressources multiples pouvant très certainement supporter des usages saisonniers. Mais il se peut aussi que la pièce ait été transportée par d’autres groupes à la suite d’échanges, par les <strong>ancêtres des Abénakis</strong>, par exemple. Quoiqu’il en soit, ce site représente un potentiel archéologique qui permettrait de lever le voile sur un chapitre de l’occupation humaine antérieure à l’arrivée des populations blanches sédentaires dans le secteur de ce qui allait devenir West Shefford.</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_459" class="wp-caption alignleft" style="width: 199px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/FourneauPipeAlainMochon.jpg" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-459 " title="Fourneau     de pipe" src="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/FourneauPipeAlainMochon-300x221.jpg" alt="" width="189" height="140" /></a><p class="wp-caption-text">© Fragment de fourneau de pipe. Photo: Alain   Mochon.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Des visites subséquentes à la rivière ont aussi permis la découverte d’autres artefacts (<strong>fragments de tuyau et fourneau de pipes)</strong> davantage contemporains, mais dont le contexte préhistorique ou historique reste encore à préciser.</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_458" class="wp-caption alignleft" style="width: 180px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/TuyauPipeAlainMochon.jpg" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-458 " title="Tuyau de      pipe " src="http://www.shhy.info/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/TuyauPipeAlainMochon-300x244.jpg" alt="Tuyau de pipe en fine argile blanche. Photo: Alain Mochon." width="170" height="139" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">© Tuyau de pipe en fine argile blanche. Photo:     Alain  Mochon.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: left;">Alain Mochon est biologiste et responsable du service de la conservation et de l’éducation au parc national de la  Yamaska.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.shhy.info/amerindien/decouverte-archeologique-en-haute-yamaska/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

